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Une seconde résidence à Bali : ce que les grands patrimoines règlent d'abord

Cette note s'adresse à deux lecteurs à la fois : celui qui envisage une vraie présence à Bali, et le conseiller qui devra la structurer. L'ordre des opérations compte plus que le choix de la villa, et il se décide avant le premier virement.

par François, fondateur · quatre projets entre la planche à dessin et le chantier, à Bali

réponse courte

une seconde résidence à Bali est une question de structure avant d'être une question de bien. Quatre choses se règlent d'abord : le titre de détention qui correspond à l'usage réel, le visa qui correspond à la présence réelle, le seuil des 183 jours anticipé plutôt que découvert trop tard, et la sortie écrite avant l'entrée. Une fois ces quatre points posés, le format vers lequel ce type de projet converge souvent est le même : la résidence d'ensemble, un lieu de famille tenu à votre standard, avec une exploitation disciplinée autour pour que l'actif travaille quand vous n'y êtes pas.

Le titre avant la villa

Un particulier étranger ne peut pas détenir directement le Hak Milik, la pleine propriété indonésienne, et aucun visa n'y change rien : le séjour et la détention sont deux systèmes séparés. Pour un usage personnel, trois voies sérieuses existent. Le bail de longue durée, 25 à 30 ans avec options, reste la voie la plus courante et la plus simple : un droit contractuel solide quand il est bien écrit, ce qui est précisément le sujet. Le Hak Pakai, droit d'usage enregistré, est accessible sous conditions aux étrangers titulaires d'un permis de séjour, pour une habitation. Et la société d'investissement, la PT PMA, devient souvent la structure appropriée quand l'exploitation locative commerciale fait partie du projet, parce qu'elle porte les licences que la location exige.

La quatrième voie, encore parfois présentée comme un usage local, n'est pas une voie de détention licite : la détention par prête-nom est interdite par le droit régional balinais depuis février 2026, avec des sanctions qui visent le propriétaire réel, les intermédiaires et ceux qui ont assemblé le montage. Qu'on vous la propose encore est en soi le signal. Nous l'écrivions avant que ce soit pénal : PT PMA ou prête-nom. Le contexte complet de ce durcissement est dans notre note sur le moratoire.

Le visa qui correspond à la présence

Pour une présence réelle sans emploi local, l'option conçue pour ce type de présence est le second home E33 : un séjour initial de cinq ans au plus, prolongeable dans une limite totale de dix ans, sans garant local, contre la preuve de 2 milliards de roupies, environ 130 000 dollars, déposés en banque d'État, ou l'achat d'un logement en copropriété ou d'un appartement d'au moins un million de dollars. Cette voie immobilière vise l'appartement, pas la villa : en pratique, le dépôt est le chemin. Le conjoint, les enfants et les parents suivent en visas dépendants alignés sur la durée du titulaire. Au-dessus, le golden visa d'investisseur passif commence à 350 000 dollars en obligations d'État pour cinq ans. Le menu complet, avec la règle de juin 2025 sur les prolongations que la plupart des pages ignorent, est dans notre guide des visas.

Ce que ces visas ne règlent pas : la détention, la fiscalité, la transmission. Un visa règle le droit d'être là, rien d'autre. Les trois sections suivantes existent pour cela.

Le seuil des 183 jours s'anticipe, il ne se découvre pas

Le test central indonésien est simple à énoncer : plus de 183 jours de présence sur douze mois est le principal déclencheur légal de la résidence fiscale indonésienne. Ce n'est pas le seul fait qui compte : la résidence effective et l'intention de s'installer peuvent peser aussi. Une convention fiscale lie la France et l'Indonésie depuis 1979 pour arbitrer les doubles impositions, et des conventions comparables existent pour la Belgique et la Suisse. Ce que cela implique pour vos revenus, votre patrimoine et vos obligations déclaratives dépend entièrement de votre situation, et c'est un travail de fiscaliste, pas de page web.

Ce que cette note peut dire avec certitude, c'est la méthode : la présence annuelle se décide en amont, chiffrée, avec votre conseil, parce que chaque scénario change les questions. En dessous du seuil, votre fiscaliste examinera le traitement des revenus locatifs indonésiens dans votre déclaration, la place du bien dans l'assiette de votre imposition patrimoniale, et la remontée des éventuels dividendes de la PT PMA. Au-dessus du seuil, c'est l'architecture entière qui se redessine. Aucun de ces points n'est un problème quand il est anticipé. Chacun en devient un quand il est découvert en janvier.

La transmission s'écrit avant la signature

C'est la question que les conversations de vente repoussent volontiers et que toute famille sérieuse, ou son conseil, pose tôt : que devient le bien si je disparais. Sur un bail de longue durée, le contrat est le premier endroit où la réponse habite, et le droit successoral, le droit applicable et l'autorité réelle du bailleur décident si elle tient. Avant de signer, votre notaire doit pouvoir répondre par écrit à quatre questions : le bail est-il transmissible aux héritiers, et par quel mécanisme ; les héritiers reprennent-ils les options de renouvellement aux mêmes conditions ; comment la valeur du terme restant se traite-t-elle en cas de cession forcée ; et qui, du côté du bailleur, est juridiquement habilité à engager le propriétaire sur la durée. Sur une détention en PT PMA, la question se déplace vers la transmission des parts et la gouvernance de la société. Aucune de ces réponses n'est standard. Toutes s'obtiennent avant la signature, ou se paient après.

La sortie s'écrit avant l'entrée

Un bail de 30 ans acheté aujourd'hui est un bail de 22 ans dans huit ans : la valeur de revente vit dans le terme restant, les options de renouvellement et la qualité du dossier. Les acheteurs sérieux de demain décoteront tout ce qui est flou et paieront la conformité complète, permis, licences, comptabilité propre, précisément parce que le marché s'est durci dans ce sens. Penser la revente au moment de l'achat n'est pas du pessimisme, c'est ce qui distingue un patrimoine d'un souvenir de vacances.

Le format auquel on finit par arriver

Quand ces quatre points sont posés, le brief converge souvent vers le même format : la résidence d'ensemble. Un lieu de famille conçu à votre standard, plusieurs bâtiments ou une composition, tenu par une équipe professionnelle, avec une exploitation locative disciplinée qui fait travailler l'actif pendant vos absences sans jamais dégrader ce qui fait qu'il est à vous. C'est précisément le métier de cet atelier : nous concevons, développons et exploitons ce type de résidence, et le simulateur de la page d'accueil traite « résidence d'ensemble » comme une ambition à part entière, à partir de nos données réelles de développement et d'exploitation.

La première conversation sert à poser vos quatre réponses sur la table. Quarante-cinq minutes, puis une page : oui, non, ou pas encore, calculs à l'appui. Si le projet est sérieux, nous ouvrons le modèle Harmonie au niveau nécessaire pour éprouver la thèse. Parler à François.

Questions qu'on nous pose directement

Un étranger peut-il posséder une résidence à Bali pour y habiter ? Pas en pleine propriété. Les voies sérieuses sont le bail de longue durée, le Hak Pakai sous conditions de séjour, et la PT PMA quand l'exploitation fait partie du projet. Le prête-nom est interdit et pénalement sanctionné depuis février 2026.

Le visa second home permet-il de louer sa villa en son absence ? Le E33 règle votre séjour, pas l'exploitation. Louer en courte durée est une activité réglementée qui exige la structure et les licences correspondantes, quelle que soit votre situation migratoire. Et c'est précisément l'activité qu'on délègue.

À partir de combien de jours devient-on résident fiscal indonésien ? Plus de 183 jours sur douze mois est le seuil principal à modéliser, mais pas le seul fait qu'un conseil examinera. La conséquence exacte pour un résident fiscal français, belge ou suisse dépend des conventions et de votre situation : c'est la modélisation que votre fiscaliste doit produire avant que la présence ne soit installée, pas après.

Par où commencer ? Par l'ordre de cette note : usage réel, titre, visa, ligne des 183 jours, transmission, sortie. La villa vient en septième, et elle s'en porte beaucoup mieux.

dernière relecture : juillet 2026

Notes liées : Quel visa pour Bali en 2026 ? · PT PMA ou prête-nom · Le bail de longue durée expliqué

Sources : règle indonésienne de résidence fiscale à 183 jours (loi sur l'impôt sur le revenu) ; convention fiscale entre la France et l'Indonésie de 1979 ; conditions officielles du second home E33 (cinq ans initiaux dans une limite totale de dix ; dépôt en banque d'État ou logement en copropriété ou appartement d'au moins un million de dollars) et paliers du golden visa publiés par les autorités indonésiennes, consultés le 10 juillet 2026 ; Perda provinciale de Bali 4/2026 sur l'interdiction de la détention par prête-nom. Cette note décrit une méthode, pas un conseil fiscal, juridique ou successoral : chaque affirmation de principe demande la validation d'un fiscaliste et d'un notaire sur votre situation précise avant toute décision.