Pourquoi ce guide donne ses dates
Le visa est le sujet où l'information périmée coûte le plus cher : une amende, une journée perdue à l'immigration, ou un refus d'embarquement. Les pages qui dominent les recherches appartiennent à des agences dont le métier est de vendre l'accompagnement, et beaucoup décrivent encore les règles d'avant juin 2025. Chaque affirmation ci-dessous porte sa date et se vérifie sur les canaux officiels de l'immigration indonésienne (imigrasi.go.id et le portail evisa.imigrasi.go.id). Quand une règle bougera, cette page bougera, avec la date de relecture en bas.
Avant l'avion : la déclaration All Indonesia
Pour une arrivée en 2026, tout voyageur international doit soumettre la déclaration d'arrivée électronique via le système All Indonesia, au plus tôt 72 heures avant l'arrivée. Elle fusionne les anciens formulaires de douane et de santé et produit le code QR présenté à l'arrivée. C'est gratuit, cela se fait sur le canal officiel, et l'oublier signifie le faire dans la file, sur téléphone, à Ngurah Rai après un long vol. Faites-le en même temps que l'enregistrement en ligne du vol, le réflexe est facile à ancrer.
Séjours courts : e-VOA plutôt que VOA, et pourquoi
Le visa de court séjour, code B1, coûte 500 000 IDR, environ 30 euros, donne 30 jours et se prolonge une seule fois de 30 jours. Maximum absolu : 60 jours, le jour d'arrivée et le jour de départ comptant chacun en entier. La liste des passeports éligibles vit sur le portail officiel et bouge avec la politique migratoire ; la France, la Belgique, la Suisse et le Canada y figurent. Vérifiez la liste du jour avant de réserver.
Le même visa existe en deux formes, et la différence se paie en heures de vie. La version électronique, l'e-VOA, se demande en ligne sur le portail officiel avant le départ, et la page officielle indique une délivrance normalement sous 24 heures après paiement. Demandez-la tout de même au moins 48 heures avant le départ : un paiement qui échoue, une photo de passeport refusée ou un contrôle manuel sont de mauvaises raisons de rater un vol. Vous atterrissez visa en main, et le moment venu, sa prolongation s'initie en ligne. La version guichet, achetée à l'arrivée, signifie la file d'achat au comptoir, un autocollant dans le passeport, et une prolongation avec plus de friction physique et sans départ en ligne. À tarif identique, l'e-VOA gagne sur toute la ligne. La seule raison de prendre le guichet est d'avoir oublié de s'y prendre avant.
La règle que la plupart des pages ignorent : juin 2025
Depuis la circulaire IMI-417.GR.01.01/2025, entrée en application en juin 2025, toute prolongation de titre de visite ou de séjour se conclut par un passage en personne au bureau d'immigration, pour la photo et les empreintes. L'époque de la prolongation intégralement en ligne est terminée, y compris pour l'e-VOA : sa demande de prolongation démarre toujours en ligne, ce qui reste un vrai avantage, mais elle se termine au guichet biométrique. Comptez la demi-journée au bureau dont dépend votre adresse déclarée, et si votre temps vaut plus que les frais d'un agent sérieux, l'agent prépare le dossier et réduit la friction, sans lever le passage obligatoire.
Une saison sur place : le visa visiteur C1
Pour un repérage sérieux, un long séjour personnel ou une saison de due diligence qui demande plus de 60 jours, le visa visiteur à entrée unique C1 donne 60 jours, prolongeables deux fois par tranches de 60, soit 180 jours au maximum. Il se demande avant le départ sur le portail officiel, avec justificatifs de ressources et, pour la plupart des nationalités éligibles, sans garant local. Télétravailler pour un employeur étranger n'est pas l'objet de ce visa : cette voie, c'est le E33G, plus bas. Pour ceux qui multiplient les allers-retours plutôt qu'un long séjour, les visas à entrées multiples de série D existent, avec une limite de séjour par entrée : entrées multiples ne veut pas dire résidence.
Un point que l'immigration applique strictement : on ne demande pas un nouveau visa visiteur depuis l'intérieur du pays une fois le sien expiré. Il faut sortir, redemander, revenir. Construire sa vie à Bali sur des visas touristiques enchaînés n'est pas un statut, c'est un compte à rebours.
Vivre à Bali : les principales voies de résidence de la série E
La résidence passe par les permis de séjour temporaire, les KITAS, aujourd'hui indexés en série E. Les principales catégories sont les suivantes : E23 pour un emploi salarié local, E28A pour l'investisseur détenant au moins 10 milliards IDR de parts dans une société indonésienne, E30 pour les études, E31 pour le regroupement familial, E33 pour le second home et la retraite, E33G pour le travail à distance au service d'un employeur étranger. La retraite E33F demande 55 ans et environ 3 000 USD de revenus mensuels justifiés. Certaines catégories de KITAS peuvent ensuite ouvrir le KITAP, le titre permanent, une fois leurs propres durées et conditions remplies ; ce n'est pas l'étape automatique de tout détenteur.
Les options adaptées aux patrimoines importants : E33 et golden visa
Deux options intéressent spécifiquement ceux qui envisagent une vraie présence sans emploi local. Le second home E33 : un séjour initial de cinq ans au plus, prolongeable dans une limite totale de dix ans, sans garant, contre la preuve de 2 milliards IDR, environ 130 000 USD, sur un compte en banque d'État indonésienne, ou l'achat d'un logement en copropriété ou d'un appartement d'au moins un million USD. Relisez cette formulation : la voie immobilière vise l'appartement, pas la villa, et pour les gens de villa, le dépôt est le chemin praticable. Conjoint, enfants et parents peuvent suivre en visas dépendants alignés sur la durée du titulaire. Le E33 n'est pas un visa d'emploi local : toute activité de travail relève de son propre cadre, avec une déclaration de double activité au bureau émetteur.
Le golden visa, plus haut dans l'échelle : 350 000 USD en obligations d'État, actions ou fonds indonésiens pour cinq ans de séjour en investisseur passif, 700 000 USD pour dix ans, et des paliers à 2,5 puis 5 millions USD pour ceux qui établissent une société. Ce que ces montants achètent réellement, et surtout ce qu'ils ne règlent pas du tout côté propriété et fiscalité, c'est l'objet de notre note sur la seconde résidence.
Les chiffres qui fâchent
Le dépassement de séjour coûte 1 million IDR par jour, environ 55 euros, payables au comptoir de l'aéroport avant la zone hors taxes, et des dépassements répétés peuvent ensuite compliquer, voire bloquer, de futures demandes. Les erreurs de calcul d'un ou deux jours sont le grand classique : comptez le jour d'arrivée comme un jour plein.
Questions qu'on nous pose directement
Combien de temps puis-je rester à Bali sans statut de résident ? 60 jours d'affilée avec l'e-VOA prolongée, 180 jours avec un C1 prolongé deux fois. Au-delà, ou pour répéter les séjours sans compte à rebours, il faut un titre de séjour de la série E.
L'e-VOA se prolonge-t-elle vraiment en ligne ? La demande s'initie en ligne, et c'est son avantage sur la version guichet. Mais depuis juin 2025, toute prolongation de titre de visite ou de séjour se conclut obligatoirement par un passage biométrique en personne à l'immigration.
Quel visa pour acheter ou construire une villa ? Aucun visa ne confère la propriété : ce sont deux systèmes distincts. Un simple e-VOA suffit largement pour la diligence et les visites. C'est le montage de détention qui décide de tout, et le prête-nom est désormais interdit par le droit régional : ce qui a changé en février 2026.
Faut-il passer par un agent ? Pour un e-VOA, non, le portail officiel suffit et les sites tiers facturent le même service plus cher. Pour les prolongations les plus complexes et pour toute la série E, un agent peut préparer le dossier et réduire la friction administrative. La présence obligatoire, quand elle s'applique, demeure.
dernière relecture : juillet 2026
Notes liées : Une seconde résidence à Bali · Vivre à Bali en famille · Peut-on encore construire à Bali ?
Sources : Direction générale de l'immigration indonésienne, pages officielles B1, C1, E28A, E33 et E28C sur imigrasi.go.id et le portail evisa.imigrasi.go.id, consultées le 10 juillet 2026, y compris la délivrance de l'e-VOA annoncée sous 24 heures et les conditions du E33 (cinq ans initiaux dans une limite totale de dix ; dépôt de 2 milliards IDR en banque d'État ou logement en copropriété ou appartement d'au moins un million USD) ; circulaire IMI-417.GR.01.01/2025 sur la présence physique aux prolongations, appliquée depuis juin 2025 et relayée par les bureaux d'immigration ; paliers du golden visa publiés par le ministère du Droit, 350 000 à 700 000 USD en investissement passif ; système de déclaration d'arrivée All Indonesia, en vigueur pour les arrivées 2026. Les montants et procédures évoluent : vérifiez la page officielle correspondante avant tout paiement. Cette note est une synthèse d'information, pas un conseil en immigration.